Examens de fin d’année : Blanquer à côté de la plaque !

Vous trouverez ci-dessous :

  1. Le communiqué du SNUEP-FSU national suite aux annonces de JM Blanquer à propos des examens de fin d’année.
  2. Une rapide note d’analyse de ce courrier.
  3. Le lien vers l’intervention retranscrite de Sigrid Gerardin (Secrétaire Générale du SNUEP-FSU) ce matin sur France Info : https://www.francetvinfo.fr/bac/bac-professionnel-le-manque-d-amenagement-des-epreuves-est-completement-incomprehensible-denonce-le-syndicat-snuep-fsu_4613251.html


  1. Paris, le 6 mai 2021
    COMMUNIQUÉ

Aménagement des examens 2021 dans la voie professionnelle = suppression pure et simple de disciplines !


Refusant depuis plusieurs mois d’envisager tout scénario sur les examens professionnels 2021 malgré les alertes récurrentes du SNUEP-FSU, le ministre annonce enfin ses arbitrages qui apportent toujours plus de confusions et de problèmes qu’ils n’en règlent ! Est-ce à dire qu’il ne comprend toujours rien à la voie professionnelle ou qu’il continue de bafouer les élèves, les familles et les personnels de la voie professionnelle ?
Le ministre décide de maintenir toutes les épreuves ponctuelles relatives aux enseignements généraux mais seules deux disciplines ayant obtenu les meilleures notes seront retenues. Ce qui signifie qu’en 2021, un·e bachelier professionnel·le peut obtenir son diplôme sans note en français et/ou en histoire géographie – car il est clairement question de neutralisation et non de prise en compte du contrôle continu pour les disciplines rejetées. Alors que des coefficients très différents sont attribués aux disciplines concernées et permettent unéquilibre entre les disciplines professionnelles et générales, quelle valeur le ministre compte-t’il attribuer aux deux notes restantes ? Dans un contexte d’épuisement professionnel et de conditions sanitaires non stabilisées, tou·tes les enseignant·es seront mobilisé·es pour corriger des copies qui, pour la moitié, iront directement à la poubelle !
Le ministre oublie évidemment sciemment de mentionner les épreuves professionnelles écrites des filières tertiaires et de certaines sections de la production par exemple. Ces épreuves, longues, à fort coefficient et certainement les plus appréhendées par les élèves ne bénéficient d’aucun aménagement.

Ces arbitrages sont inacceptables et révélateurs du mépris du ministre pour les élèves et les personnels de
la voie professionnelle.

La diminution du nombre obligatoire de CCF est une demande que le SNUEP-FSU porte depuis plus de trois mois. Si cette décision avait été anticipée, elle aurait apporté un peu de sérénité aux élèves et aux enseignant·es en cette dernière période scolaire anxiogène. Cet aménagement nécessite néanmoins des clarifications rapides : comment seront comptabilisés les CCF manquants ? Prise en compte du contrôle continu ou notes des premiers doublées ?
L’obstination du ministre à maintenir l’oral du chef-d’œuvre en CAP est hors-sol. Les élèves de CAP concentrent de nombreuses difficultés scolaires et nécessitent une attention et un accompagnement quotidiens. Les « balancer » dans cette épreuve orale sans qu’elles et ils aient bénéficié de conditions rigoureuses de préparation est irresponsable.
Le SNUEP-FSU exige des clarifications rapides quant aux modalités d’aménagements des CCF pour éviter de renforcer les inquiétudes déjà prégnantes et massives.


Le SNUEP-FSU dénonce la suppression sèche de disciplines pour certifier les diplômes professionnels. Si le ministre fait le choix de conserver uniquement deux notes, qu’il aille au bout de sa logique et qu’il décide de maintenir seulement 2 épreuves. D’autres modalités certificatives sont envisageables pour les disciplines rejetées. Il est intolérable de les faire disparaître comme annoncé à ce stade.


2. Rapide note d’analyse de ce courrier

Examens pros 2021 – Que comprendre des annonces du ministre le 5 mai ? 

Le sentiment général, à la lecture de la lettre du ministre sur les aménagements d’examens 2021 dans la voie pro, c’est  quand même que ce dernier parle de choses qu’il ne maîtrise pas complètement. Ainsi, sa lettre reste difficilement  compréhensible sur de nombreux points, tant pour les PLP que pour nos élèves… Et, comme toute chose  incompréhensible, elle va être sujette à de multiples interprétations, cette lettre… 

Voici ce que l’on peut en comprendre à ce stade : 

1°) Le ministre range dans les enseignements généraux toutes les épreuves sur table figurant dans son rappel du  calendrier des épreuves ponctuelles du CAP et du bac pro… alors que certaines d’entre-elles ne sont pas comptabilisées  comme épreuves d’enseignement général dans certains règlements d’examens (par exemple, dans le règlement du bac  pro GA, la PSE fait partie des sous-épreuves d’une épreuve professionnelle…). On peut donc être très sceptique sur le  « catalogue » des enseignements généraux établi par le ministre. De plus, celui-ci semble complètement oublier que,  dans bon nombre de diplômes, en fin d’année, il y a des écrits qui sont clairement des épreuves d’enseignement  professionnel : les études de cas par exemple. Ces épreuves-là ne sont même pas mentionnées, et il reste difficile de  savoir si c’est parce qu’elles sont maintenues ou supprimées ! Une chose est certaine néanmoins : elles ne sont pas  aménagées alors qu’elles sont longues, à fort coefficient et font partie des épreuves les plus appréhendées par les  élèves. 

2°) Épreuves que le ministre appelle « d’enseignement général » : 

– CAP (candidat·es libres et établissements non habilités au CCF) : Français, PSE, Maths, Sciences, LV, Arts  appliqués 

– Bac pro : Français, Histoire-Géographie-EMC, PSE, Éco-droit, Éco-gestion, Arts appliqués (qui sont en CCF  « unique » la plupart du temps !?!) 

Seules les deux meilleures notes seront retenues, en CAP comme en bac pro, et les autres seront neutralisées.  Autrement dit, selon les diplômes, trois à cinq disciplines auront été préparées par les élèves pendant trois ans et  passées lors de l’examen… pour rien ! Les collègues auront préparé leurs élèves, puis corrigé leurs copies d’examen…  pour rien ! Trois ans de boulot anéantis et bafoués, ces disciplines se retrouvant, de fait, purement et simplement  supprimées du diplôme ! Certes, ce ne seront pas les mêmes disciplines pour tou·tes les élèves, mais, cette année,  certain·es seront reçu·es au bac pro sans note en Français, et/ou en PSE, et/ou en Éco-droit… 

Par ailleurs, cette disposition pose sérieusement la question des coefficients, pour calculer les moyennes obtenues à  l’examen : un·e candidat·e dont les deux meilleures notes sont dans les deux matières à plus faible coefficient verra les  autres notes neutralisées (même si elles sont supérieures à 10, d’ailleurs !). Cela déséquilibre complètement la part  des enseignements généraux par rapport à celle des enseignements professionnels dans le calcul de la moyenne à  l’examen… Ce qui n’est pas sans conséquence sur l’accès à l’oral de contrôle. Cette décision de ne garder que les deux  meilleures notes risque de mettre quelque peu le bazar dans les jurys ! Et elle ne favorise pas les élèves : c’est deux  fois mieux d’avoir un 12 en coef 4 qu’un 14 en coef 1 ! Sauf qu’avec cette disposition, on garde le 14 en coef 1… 

3°) Pour les CCF, dès lors qu’au moins l’un d’entre eux a pu être organisé, les dernières étapes des CCF de l’année  scolaire sont neutralisées. 

Voilà encore une disposition qui est loin d’être claire : s’agit-il, dans ce décompte, de cumuler les CCF réalisés pour une  même épreuve ? Ou pour une même sous-épreuve ? En enseignement professionnel, on peut avoir fait un CCF d’une  sous épreuve, un autre dans une autre sous-épreuve… et zéro dans la 3e sous-épreuve ! Que se passe-t-il dans ce cas ?  Doit-on neutraliser la 3e sous-épreuve ou non ? 

Enfin, toutes les épreuves (ou sous-épreuves ?) n’ayant qu’une seule échéance (comme les langues vivantes ou les arts  appliqués en bac pro) sont maintenues ! Pas d’alternative ! Que se passera-t-il pour les élèves cas Covid ou cas contact…  et pour les classes qui vont fermer s’il y a un cas Covid : pas de réponse !

Face à tant de problèmes non résolus, une demande d’audience a immédiatement été adressée à la DGESCO afin de porter nos propositions. Il est plus que souhaitable que, dans un délai très court, une note de service vienne apporter toutes les clarifications nécessaires.

Pour une neutralisation de la note de chef-d’œuvre en CAP

15 avril 2021

Malgré la crise sanitaire qui impacte considérablement la formation des élèves, le ministre de l’éducation nationale persiste à vouloir maintenir toutes les mesures de sa « transformation de la voie professionnelle ». Ainsi, un de ses dispositifs emblématiques, le « chef-d’œuvre », pèsera lourdement sur la certification des élèves et des apprentis dès la session 2021, alors que la mise en œuvre de ce dispositif a été très chaotique.

De nombreuses raisons devraient pourtant inciter le ministre à la plus grande prudence. Dans la voie scolaire notamment, la note obtenue au chef-d’œuvre est composée à 50 % de contrôle continu et à 50 % d’un oral devant un jury. Les textes définissant ces modalités d’examen sont parus au BOEN en 2020 alors que la première année de formation était assez largement entamée. Sur cette même première année, le premier confinement est intervenu mi-mars, obérant toute possibilité de poursuivre les « enseignements » autour du chef-d’œuvre. La possibilité de tenir compte du contrôle continu sur cette période paraît donc bien incongrue.

Lors de la seconde année de formation, les candidat∙es et leurs enseignant∙es n’auront guère connu de conditions plus favorables à la réalisation d’un chef-d’œuvre, avec la mise en place d’une demi-jauge dès le début du mois de novembre 2020, puis avec l’actuelle adaptation du calendrier scolaire liée au troisième confinement, il est clair que l’année scolaire ne s’est pas déroulée normalement. Dans ce contexte, prendre en compte des notes de contrôle continu sur ce dispositif générera davantage d’iniquités devant l’examen que de valorisation pour les diplômes concernés.

Dans de telles conditions, la préparation à l’oral n’a tout simplement pas pu se faire dans la grande majorité des établissements. Or les élèves de CAP sont certainement celles et ceux qui ont le plus besoin d’une préparation rigoureuse du fait de leurs difficultés scolaires souvent multiples. Cet oral devant se dérouler à partir du début du mois de mai 2021, des questions liées aux conditions sanitaires viennent, elles aussi, percuter l’idée de maintenir cette épreuve coûte que coûte. En la maintenant, le ministre fait le choix de sa réforme au mépris de la réussite des élèves les plus fragiles.

Pourtant, le temps ainsi dégagé par l’absence d’oral de chef-d’œuvre pourrait être mis à profit pour limiter les effets néfastes de la crise sanitaire sur l’acquisition des connaissances et des compétences nécessaires à l’obtention d’un diplôme synonyme de premier niveau de qualification, et parfois de seule certification professionnelle pour celles et ceux de nos élèves les plus en difficulté.

C’est pourquoi le SNUEP-FSU et le SNPI-FSU en appellent une nouvelle fois au ministre de l’éducation nationale : il est encore temps de renoncer à la prise en compte du « chef-d’œuvre » dans les épreuves de CAP en 2021 !

Télécharger le communiqué

CTA de repli du 2 avril 2021 – Déclaration liminaire

Ce CTA de repli (suite au CTA du 23 mars) arrive 2 jours après les annonces du président de la république. La FSU à réagit à son intervention en faisant cette déclaration liminaire lors de cette instance.

Déclaration FSU

Le Président de la République a annoncé le 31 mars une nouvelle étape dans les mesures sanitaires pour freiner l’épidémie avec notamment l’avancée et le dézonage des congés scolaires de printemps associés à un passage en distanciel des enseignements pour deux semaines encadrant cette nouvelle période de vacances.

Le Président de la République y est acculé aujourd’hui parce qu’en dépit de ses satisfecit répétés, il s’est trompé. Au cours des dernières semaines, il a pris seul les décisions, méprisant l’alerte des scientifiques comme le débat démocratique, et s’est enfoncé dans un jusqu’au-boutisme dont toute la population paie maintenant le prix lourd.

La FSU s’inquiète des conséquences dramatiques de cette gestion incohérente et de ce re-confinement qui exposent une partie de la population à une grande précarité et qui vont engendrer leur lot de souffrances sur les plans psychologiques et sociaux. La jeunesse et tous les personnels, si durement impactés depuis plus d’un an dans leurs conditions de vie quotidienne et dans leurs conditions d’apprentissage et de travail, vont être confrontés à de nouvelles difficultés qui sont le résultat des choix incohérents du gouvernement.

L’annonce présidentielle est aussi un cruel constat d’échec de la stratégie de Jean-Michel Blanquer. En effet, pendant des mois, le ministre de l’Éducation nationale a nié la réalité de la circulation du virus en milieu scolaire. Pendant des semaines, il a refusé les propositions de la FSU qui visaient à articuler protection immédiate et prévention afin d’éviter la fermeture des établissements scolaires. Le Ministre a réduit le débat à une question binaire : ouverture ou fermeture des lieux scolaires, tout en refusant de voir les solutions intermédiaires. La semaine dernière encore, Jean-Michel Blanquer balayait d’un revers de la main le sujet vacances scolaires en prétextant que cela relevait de la « pensée magique » car « on se contamine moins à l’école qu’en vacances ». Il y a quelques jours, sur les réseaux sociaux, il vantait, en musique, les mérites de l’enseignement en présentiel sans prendre la mesure de la dégradation rapide de la situation. Le Ministre n’a eu de cesse de mépriser l’engagement des personnels. Il a prétendu que les protocoles étaient suffisants là où tout indique que la politique de tests est défaillante, tant dans le premier que dans le second degré. Rien n’a été fait pour améliorer le bâti et en particulier les possibilités d’aération. Le nombre d’élèves par classe continue à être trop élevé alors qu’on pourrait fonctionner en petits groupes grâce à des recrutements supplémentaires. Et que dire de la défaillance totale du remplacement dans les écoles qui provoque brassage des élèves et enseignement dégradé.  Ainsi, le Ministre n’a pas voulu agir pour répondre aux alertes des personnels de terrain que depuis des mois la FSU fait remonter par tous les échelons (départementaux, académiques et national). Parmi les effets d’annonces et les promesses jamais tenues depuis janvier, celle de la vaccination des personnels au contact des usagers et des élèves est révélatrice puisqu’à ce jour, aucun calendrier n’est établi pour cette vaccination.

Le ministre de l’Education nationale avait affirmé en début d’année que « nous sommes préparés à tout » mettant en avant le plan de continuité pédagogique existant. Mais dans la réalité, bien peu de choses ont été faites pour tirer les leçons du premier épisode d’enseignement à distance : la fracture numérique n’a pas été résorbée, les outils numériques sont toujours aussi faillibles comme le montrent les difficultés des collègues et des élèves dont les classes ont fermé ces derniers jours. Le déni du ministre a ainsi obéré toute possibilité de préparation sérieuse et tous les personnels se retrouvent aujourd’hui, veille de la fermeture des écoles, dans une situation d’impréparation identique à celle de l’an dernier, ce qui est un comble ! La FSU rappelle que tout l’enjeu de l’enseignement à distance est d’abord de garder un lien pédagogique avec les élèves. Pour la FSU, du temps doit être dégagé pour les équipes afin de s’organiser et d’organiser, comme elles le souhaitent le suivi des élèves ; des moyens doivent être donnés aux équipes pluri professionnelles pour assurer un suivi des élèves et la recherche de solutions pour les familles ne disposant ni de matériel informatique ni de la connexion nécessaire.  La FSU demande que les leçons du premier confinement soient enfin tirées pour ne pas faire subir aux collègues et aux élèves une pression aussi intolérable que déstabilisatrice :  les programmes scolaires doivent rapidement être aménagés ; les épreuves prévues en avril- mai doivent être repoussées ; le grand oral du baccalauréat doit être neutralisé et l’épreuve de français du baccalauréat doit être adaptée.

Pour la FSU, ce qui se dessine dès ce mardi 6 avril, ce n’est pas l’école, collectif de travail et d’apprentissage auquel nous sommes attaché-es. C’est autre chose que l’école, et nous savons que les personnels feront tout leur possible pour s’y investir au mieux.

Cependant, dès maintenant, pour compenser les difficultés présentes et celles qui vont être générées par ce nouveau confinement, il y a lieu de concrétiser les engagements de recrutement. Pour la FSU, il faut aussi préparer l’après confinement : le retour dans les établissements, d’un point de vue sanitaire et pédagogique devra s’opérer selon des conditions de reprise très cadrées nationalement : demi-groupes, tests massifs pendant plusieurs semaines pour surveiller la circulation du virus… L’école à distance creuse les inégalités. Pour répondre au creusement des inégalités, pour anticiper une possible poursuite de la crise sanitaire et pour fournir aux équipes les moyens d’accompagner les élèves, pour la FSU il est nécessaire d’immédiatement revenir sur les suppressions de postes programmées pour la rentrée 2021 et il est urgent de décider d’un réel plan d’urgence pour l’école, afin de la doter de moyens exceptionnels dès la rentrée de septembre.

L’Éducation nationale est essentielle à la vie du pays : les personnels tiennent le service public d’Éducation, seuls, depuis des mois. Les grands discours ne suffisent pas : il faut enfin des mesures fortes pour renforcer et protéger le service public d’Éducation et tous ses personnels.

Compte-rendu du CHSCT Académique exceptionnel du mardi 6 avril 2021

Présent.e.s 

  • Administration : Mmes la rectrice, SG, DRH, Semenaud (médecin CT), Lavaud-Charondière, Romig (AS CT), Henry (secrétaire administrative) M  Bergeron(CPA)  
  • 8 membres du CHSCTA : FSU (3 titulaires), UNSA (1 titulaire, 1 suppléant) FO (1 titulaire, 1 supléant), SNALC (1 titulaire).

Ce CHSCTA exceptionnel est exclusivement consacré à la situation sanitaire. Mme la rectrice préside la séance. Elle commence par faire un point de situation : nous sommes dans une étape de fermeture des établissements aux élèves. Le MEN a été particulièrement attentif à l’intérêt des élèves (?). Cette décision répond à la situation épidémique, y compris dans l’académie. La gestion de cette crise est compliquée pour tout le monde. Pour Mme la rectrice, la situation est différente de celle de l’an dernier, avec une « meilleure anticipation » : les relations avec les collectivités territoriales ont été régulière et ont permis de mieux s’organiser, les cellules d’écoutes ont été renforcées (pour le public et les personnels).

La FSU intervient sur l’état de stress et d’anxiété considérable chez les collègues. La préparation n’a pas été si bonne que ça, malgré les annonces du ministre (« nous sommes préparés à tout »). Pour preuve, les nombreux bugs informatiques depuis ce matin sur les outils mis à disposition. Depuis de long mois, M le ministre reste sur une stratégie binaire ouverture/fermeture, sans aucune solution intermédiaire et aucune avancée concrète sur les situations de travail des collègues. La communication catastrophique du gouvernent et plus particulièrement de notre ministre rajoute du stress et de l’énervement. La semaine dernière il avait ainsi qualifié l’adaptation des vacances scolaire de « fantasme » et de « pensée magique » !  Les annonces sont faîte dans les médias sans aucune préparation. Derniers exemples en date : les tests salivaires et la vaccination des personnels.

Enfin, la pression des programmes et des examens reste très forte pour les personnels. Aucune adaptation n’est prévue.

Mme la rectrice répond qu’on est loin d’une simple stratégie ouverture/fermeture. Dans notre académie, les services, en lien avec l’ARS, ont été particulièrement précautionneux, d’où le nombre important de fermetures de classes jusqu’à la semaine dernière. Concernant la vaccination, des précisions seront apportées dans les prochains jours, notamment sur les cibles prioritaires. Le secrétaire du CHSCTA sera informé. Si tout n’est pas parfait sur la continuité pédagogique, l’expérience des précédents confinements a été prise en compte. Selon elle, les problèmes informatiques concernent surtout la classe virtuelle du CNED qui ne dépend pas des services de l’EN.

Concernant les évaluations, elles ont été adaptées à la situation dans le 1er degré : PIX a été déclaré facultatif et EVALANGUE reporté.

D’autres questions sont soulevées :

Quid de l’adaptation de procédures de mouvement actuellement en cours ? Les services seront bienveillants, mais en respectant l’équité

Certaines ressources proposées, notamment par les corps d’inspection, n’ont pas été mises à jour : effectivement certaines d’entre elles sont obsolètes. Ce sera réglé rapidement.

M le CPA partage ensuite un document pwp sur les mesures pour assurer cette continuité pédagogique, ainsi que les dispositifs d’accueil de personnels indispensables à la gestion de la crise. 4000 élèves (exclusivement du 1er degré) seront accueillis dans 234 sites. Deux autres dispositifs sont mis en place : soutien et « vacances apprenantes »

Concernant la situation des administratifs : tous les services académiques sont concernés par le télétravail. Les personnels sont incités au travail à distance 3j par semaine (5j pour ceux à risque). L’objectif est de rendre 100% des personnels du rectorat mobile d’ici la fin de l’année.

Le docteur Senemaud fait ensuite un point sur la situation sanitaire. Le nombre de contamination, chez les élèves comme les personnels, a continué de fortement augmenter entre le 27 mars et le 2 avril. De même pour les cas contacts. Les incidences les plus importantes sont dans le Gard et la Lozère. 151 classes ont été fermées celle semaine là ; soit 52 de plus que la précédente ! L’Aude, avec 35 fermetures a été particulièrement impactée, du fait de procédure particulière dues à la présence de variant Anglais et Sud Africain.

Autour de 10700 tests salivaires ont été réalisés (10000 élèves et 700 personnels), en lien avec les laboratoires privés. 26 cas positifs chez les enfants et 1 chez les adultes.

Cette gestion de la crise et la préparation des conditions de reprise nécessite de travailler au plus prêt du terrain. Nous avons demandé (et obtenu) que les CHSCTD soient réunis au retour des vacances de printemps. N’hésitez pas à solliciter les élus FSU pour signaler toute situation problématique, afin de la régler au plus vite.

CTA du 12 janvier 2021 – Moyens de rentrée et carte des formations

Le Comité Technique Académique, qui s’est tenu hier, a abordé (entre autre) les sujets suivants : L’évolution de la carte des formations à la rentrée 2021 ainsi que la répartition des moyens d’enseignement pour cette même rentrée. Ces deux points, concernant particulièrement la voie professionnelle, seront développés ci-dessous.

Vous pouvez trouver ici la déclaration liminaire de la FSU.

L’évolution de la carte des formations pré-bac et post-bac (téléchargeable ici) :

La création de 135 places supplémentaires dans la filière professionnelle à la rentrée 2021, pour 221 élèves attendus en seconde Bac Pro et 1ère CAP, est un signal positif, même s’il pourrait s’avérer insuffisant. L’ouverture de formations liées à l’environnement au lycée de Sommières (2nde Bac Pro “Gestion des pollutions et protection de l’environnement“, 1ere CAP “Propreté de l’environnement urbain, collecte et recyclage“), la création d’un Bac Pro “Lunetterie” à Mermoz (Montpellier), sont à saluer. C’est sur un plan qualitatif que l’on peut peut-être noter un manque d’ambition. Par exemple, l’axe de formation autour du numérique n’est pas présent parmi les nouvelles formations proposées. On peut noter également la transformation des 57 places de Bac Pro Gestion Administration exclusivement vers des filières commerciales. Ce manque d’ambition et de concertation avec les équipes pédagogiques locales, tout comme le manque de vision pluriannuelle de la gestion RH des collègues de GA (cf. focus ci-après), ainsi que la nécessité d’avoir un réel groupe de travail et de discussion plus en amont du CTA, ont conduit à un vote CONTRE des 5 membres de la FSU (sur 10 représentants des personnels) de cette évolution de la carte des formations.

(Bilan des votes : FSU, UNSA, FO : contre. SNALC : abstention).

FOCUS sur la filière “Gestion Administration”

Dans son plan pluriannuel de destruction de la filière GA, le gouvernement impose la suppression dans l’académie d’un total de 322 places dans cette formation sur la période 2019 – 2022. Ce sont 57 places qui seront supprimées à la rentrée 2021, il en restera 88 à “éliminer” à la rentrée 2022. L’impact sur les postes se prolongera jusqu’à la rentrée 2024 avec la surpression des dernières classes de terminale GA concernées. Depuis 2019, le SNUEP-FSU, tant au niveau national qu’académique, alerte le rectorat sur la nécessité d’une gestion RH fine, anticipée, et porteuse pour les collègues de GA (mais également d’enseignement général) touchés par ces fermetures, et accompagne les collègues. Au CTA d’hier, nous avons (re)demandé, et été entendu, qu’un GT spécifique sur l’évolution de l’offre de formation en GA pour la rentrée 2022 se réunisse dès le mois de juin, afin de permettre aux collègues potentiellement concernés d’anticiper une évolution de carrière, une reconversion, un changement de discipline… Et ce, bien en amont du couperet de la carte des formations et des DHG de janvier…

Moyens d’enseignement PLP pour la rentrée 2021

Dans les lycées professionnels, comme dans les collèges et les LGT, les conséquences du confinement, non prises en compte à la rentrée 2020, sont encore ignorées pour la préparation de la rentrée 2021 avec un affichage du taux d’encadrement en baisse pour les LP (le rapport : Heures d’enseignement/Nombre d’élèves diminuant de -0,049). La création de seulement 17 ETP (dont près de la moitié prévus en heures supplémentaires !) est insuffisante pour permettre un encadrement pédagogique pertinent des élèves. D’autant que le rectorat annonce que les 135 nouvelles places qui seront créées à la rentrée dans le cadre de l’évolution de l’offre de formation consommeront à elles seules 16,5 ETP. Il reste donc 0,5 poste pour absorber la prévision global d’effectifs dans la voie professionnelle de + 689 élèves en septembre 2021… Il aurait fallu 77 ETP supplémentaires pour conserver le taux d’encadrement actuel, au regard de la prévision d’effectifs en forte hausse à la rentrée prochaine.

Nous rappelons également que la réforme de la Voie Professionnelle entre dans sa 3ème et dernière année, avec les nouvelles grilles horaires qui s’appliqueront aux terminales Bac Pro. Il est évident que cette réforme, que le SNUEP-FSU continue à dénoncer, participe à la diminution des moyens d’enseignement…

(Bilan des votes : Unanimité des représentants de personnels : CONTRE !).

Mobilisation le 26 janvier !

Pour toutes ces raisons, pour dénoncer le mépris de ce gouvernement et de notre Ministre, pour exiger un plan pluriannuel de rattrapage dans l’Éducation, pour augmenter massivement les taux d’encadrement permettant la réussite et l’émancipation de tous les élèves, pour  une revalorisation de nos métiers et de nos professions dans toutes leurs dimensions, la FSU et tous ses syndicats nationaux appellent l’ensemble des personnels à se mobiliser massivement lors de la journée de grève nationale Éducation et par des manifestations le mardi 26 janvier prochain.