Mobilisé.e.s le 23 septembre pour un plan d’urgence dans l’éducation !

Toutes et tous en grève le jeudi 23 septembre 2021

  • POUR LA VOIE PROFESSIONNELLE SCOLAIRE
  • POUR LA CRÉATION DE POSTES
  • POUR NOS SALAIRES
  • POUR L’AMÉLIORATION DE NOS CONDITIONS DE TRAVAIL

Face à la crise sanitaire et aux manques dans les apprentissages des élèves engendrés par deux années scolaires perturbées, le ministre Blanquer nʼa pour solutions que les suppressions de postes et l’enterrement de tout plan pluriannuel dʼaugmentation des salaires ! Les mesures quʼil annonce suite au Grenelle ne répondent pas aux besoins que nous PLP savons urgents et visent à dénaturer nos métiers.

À lʼorée de sa dernière année de mise en œuvre, il ne remet toujours pas en question sa Transformation de la voie professionnelle qui entraîne partout des pertes dʼhoraires dʼenseignement, qui impose des dispositifs inopérants et qui désorganise nos services !

Les errements du ministre ont de lourdes conséquences, tant sur la qualité de la formation professionnelle délivrée à la jeunesse que sur les conditions de travail des personnels de LP, SEP, EREA et SEGPA.

Pour le SNUEP-FSU, il est temps d’abroger la Transformation de la voie professionnelle et il est plus qu’urgent de donner à la formation professionnelle sous statut scolaire les moyens nécessaires à son fonctionnement et à la réussite de nos élèves ! Défendons nos formations ! Défendons nos postes ! Défendons nos métiers !

Lieu des mobilisations : A venir

Mouvement intra-académique 2021 – Résultats – Recours

La loi de transformation de la Fonction Publique, votée il y a deux ans a profondément modifié le rapport entre l’administration et ses agents. Précédemment, ces derniers bénéficiaient de la présence dans les commissions administratives paritaires (CAP) de leurs représentant·e.s dont le rôle était notamment de vérifier les propositions de l’administration et le cas échéant de les faire corriger, et souvent améliorer. On pouvait donc raisonnablement parler de transparence des opérations de mutation. Désormais, l’administration agit sans contrôle de la part des élu·e.s, mais n’hésite pas à reprendre à son compte la notion de transparence alors que les opérations de gestion des personnels sont de plus en plus opaques !

La loi prévoit cependant à l’issue des résultats, la possibilité de faire un recours contre une décision défavorable. Dans ce cadre, le SNUEP-FSU, dont la fédération FSU est représentative au niveau des comités techniques national et académique, peut défendre les collègues qui l’auront clairement mandaté pour les représenter. La défense et l’accompagnement des collègues dans leur démarche auprès du rectorat ne pourra se faire que sur la base de recours envoyés à l’administration et par un mandatement explicite de la FSU par les collègues.

Communication des résultats

L’administration enverra le résultat des affectations le lundi 21 juin à midi par SMS. Ces informations seront aussi disponibles sur SIAM via I-Prof.

 Le rectorat devrait mettre à la disposition de tous les personnels sur son site des données générales sur les résultats du mouvement intra-académique. Il est ainsi prévu d’afficher les barres départementales. Nous avions demandé l’an dernier que les barres des groupements de communes et des communes soient elles-aussi affichées afin de permettre aux collègues de se situer. L’administration n’a finalement affichée que très peu d’informations de ce type prétextant que le nombre de candidats dans certaines disciplines étaient trop faible (parfois 1 ou 2 collègues) et que cela risquait de rompre l’anonymat de cette publication. 

Recours

Dans quels cas faire un recours ?

Si vous avez participé au mouvement et que vous n’êtes pas satisfait·e de votre résultat :

  • vous n’avez pas obtenu de mutation au mouvement intra
  • vous n’avez pas obtenu un poste spécifique académique demandé
  • vous avez été affecté·e en extension
  • vous avez constaté une erreur de barème ayant des conséquences sur votre affectation
  • vous n’avez pas obtenu un vœu alors que votre barème était supérieur à la barre

 Vous pourrez contester votre affectation ou votre non mutation dès le 21 juin.

Avant d’entreprendre la démarche du recours, vous pouvez nous contacter pour décrire votre situation (vœux, barèmes et résultat), nous vous guiderons.

Autre cas : vous avez obtenu une affectation et vous souhaitez comprendre pourquoi vous n’avez pas eu un vœu de rang supérieur.

Cette année les LDG (Lignes Directrice de Gestion) ne prévoient pas de recours dans le cas où vous auriez obtenu une affectation dans votre liste de vœux, autre que votre vœu 1. Or le rectorat ne communique plus les informations nécessaires aux collègues pour vérifier et comprendre leur affectation ! Le SNUEP-FSU portera donc quand même ces demandes auprès de l’administration et conseille aux collègues de faire un recours. L’application Colibris vous permet de nous mandater y compris dans cette situation (cocher “autre situation” dans Colibris). Nous ferons tout notre possible pour obtenir des réponses que les collègues sont en droit de connaître. 

A qui adresser son recours ?

Vous adresserez un courrier de recours au rectorat :

Comment être accompagné par le SNUEP-FSU pour ce recours ?

Pour cette opération importante, la loi Fonction Publique prévoit que les organisations syndicales puissent représenter les collègues à condition que ceux-ci mandatent clairement l’organisation dans le recours. Sur l’application Colibris, Il faudra choisir “FSU (SNUEP)” dans les champ correspondant. il vous sera également demandé le nom d’un représentant : mentionnez simplement SNUEP-FSU.

Des courriers-type de contestation (que vous pourrez déposer comme pièce justificative ou en “copier-coller” dans la partie “Observations” ) seront mis à votre disposition sur le site web du SNUEP-FSU Montpellier. Nous serons joignable dès le 21 juin à partir de 12h.

Courriers types

Mobilisation pour dénoncer les bacs “locaux”, l’absurdité des aménagements du Bac Pro

Une intersyndicale second degré se mobilise dans l’Hérault le mercredi 16 juin à 14h30 devant le rectorat pour dénoncer les aménagements des bacs généraux, technologique et professionnels. Le communiqué de presse se trouve ci-dessous et en téléchargement.

Stop aux bacs locaux ! Retour des bacs nationaux !

Nous nous rassemblons aujourd’hui pour dénoncer une situation ubuesque, mais surtout inacceptable ! A la veille de l’épreuve de philosophie : comment est-il possible d’affirmer aux élèves et à leurs parents qu’ils passent une épreuve de contrôle final, alors que leur note de contrôle continu pourra prévaloir ?

L’organisation de ce baccalauréat 2021 telle que prévue par le ministère est une étape supplémentaire dans le processus de disqualification des enseignants et des diplômes.

Nous allons faire passer un bac qui n’existe pas, qui n’en porte que le nom !

Quant à la voie professionnelle, elle subit la neutralisation d’une partie des examens : deux disciplines ne compteront donc pas pour l’obtention du bac professionnel.

Nous demandons le retour d’épreuves qui se déroulent dans un cadre national, seul garant de l’égalité pour tous. Le contrôle continu incite à la mise en concurrences des élèves, des établissements et des territoires, ce qui a pour conséquence le creusement des inégalités. Nous revendiquons la suppression du Grand Oral, pierre angulaire de la « réforme Blanquer », dont notre académie n’a toujours pas anticipé l’organisation !

Exigeons un bac national pour une éducation Nationale !

Rassemblement devant le rectorat Mercredi 16 juin à 14h30

Une demande d’audience à la rectrice a été déposée

Groupe de travail académique “Egalité professionnelle femmes / hommes”

Le jeudi 3 juin 2021 s’est tenu le 1er groupe de travail académique sur le thème de l’égalité professionnelle femmes / hommes. 6 représentants de la FSU y ont participé (sur 11 représentants des personnels). Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu de cette réunion rédigé par la FSU.

Présent.e.s administration : Mmes Alma Lopez et Déborah Lavaud- charrondière.
Pour les organisations syndicales : 6 FSU, 3 UNSA, 1 FO, 1 SNALC

Lors de l’introduction, la FSU regrette l’absence de documents et d’ordre du jour en amont. L’UNSA est satisfaite…
Mme Alma Lopez (DRH) indique que ce GT introductif abordera seulement des questions générales et que pour concrétiser les propositions, des GT mensuels seront tenus.
Dans un premier temps, Mme Lavaud-Charrondière, référente académique depuis 3 ans, présente le Plan national d’action pour l’égalité professionnelle femmes hommes.

Suite à une question de la FSU, Mme Lavaud-Charrondière indique que le travail dans notre académie n’a pas encore assez avancé pour pouvoir désigner des référents départementaux (contrairement à ce qui est déjà fait dans d’autres académies).

Appel à mobilisation le 12 juin contre le racisme et les idées d’extrême droite

Depuis maintenant plusieurs mois nous constatons un climat politique et social alarmant. S’allier avec l’extrême droite ou reprendre ses idées ne constituent plus un interdit. Les propos et actes racistes et sexistes au travail et dans la vie se propagent. Les attaques contre les libertés et les droits sociaux s’accentuent gravement. Dans ce contexte politique, économique, social et sanitaire les injustices explosent et génèrent une forte misère sociale.

Plusieurs lois liberticides organisent une société autoritaire de surveillance et de contrôle qui empêcheraient d’informer sur des violences policières, déjà trop importantes. De plus, si certaines de ces lois stigmatisent une partie de la population en raison de sa religion, d’autres en ciblent en raison de leur activité militante.

Comme les signataires de l’appel pour les libertés et contre les idées mortifères de d’extrême droite, nous ressentons toutes et tous l’urgence de construire une réponse forte et unitaire qui dessine l’alliance des libertés, du travail et d’un avenir durable.
Face à ce climat de haine, raciste et attentatoire aux libertés individuelles et collectives, nous avons décidé collectivement d’organiser le samedi 12 juin une première grande journée nationale de manifestation et de mobilisations qui se déclinera localement.
Cette journée fait partie des initiatives unitaires qui se multiplient. D’ores et déjà, nos organisations syndicales, politiques, associations, collectifs, signataires de l’appel, ont décidé de co-construire ce combat dans la durée.

Les premiers signataires :

Syndicats : CGT, FSU, Union syndicale Solidaires, Syndicat des Avocats De France, Syndicat de la Magistrature, Unef (Union nationale des Étudiants de France), Unl (Union nationale des Lycéens), Fidl, MNL (Mouvement national Lycéen), FSE (Fédération Syndicale Étudiante), l’Alternative, Confédération Paysanne, Union syndicale de la psychiatrie.

Associations et collectifs : Attac, LDH, FCPE, Fondation Copernic, Oxfam, Alternatiba, Amis de la terre Résilience commune, DAL, CNL (Confédération nationale du Logement), Émancipation collective, Rencontre des justices, Coexister, MRAP, CRAN, Sos Racisme, comité justice pour ibo QNQF , observatoire contre l extrême droite, Mrap, association ViSA, Femmes égalité, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif féministe Les Rosies, Les effronté-es, AFPS, Conseil démocratique Kurde France, FTCR, CRLDHT, UTAC, France Amérique Latine,
Médias : Regards, L’humanité, Politis, Contre temps ;

Organisations politiques : Ensemble, Generations, La France Insoumise, GDS, Nouveaux Démocrates, NPA, Place Publique, les jeunes écologistes, JOC, MJCF (Mouvement des Jeunes Communistes), UEC, PEPS, Jeunes Generation-s, Rassemblement Communiste, UCL

Dans l’Hérault :
Montpellier : 10H30 – Place Albert 1er (Manifestation)
Sète : 10H30 – Place de la Mairie (Rassemblement, prise de parole)

Beziers – le 5 mai 2021 – Non à la criminalisation des mobilisations de lycéens et à l’usage de la violence

Communiqué

Non à la criminalisation des mobilisations de lycéens et à l’usage de la violence.

Le mercredi 5 mai au matin, des lycéens exprimaient leur inquiétude quant aux modalités de passage des épreuves du Bac en juin, en manifestant dans les rues de Béziers. À cette mobilisation pacifique la police a opposé une réponse d’une violence démesurée.

Nous, sections académiques de la FSU et de ses syndicats SNES, SNUEP, SNEP, de la CGT Educ’Action, du SNFOLC-FO, de Sud Education, du SE-Unsa, du Sgen-CFDT, dénonçons la mise en garde à vue pendant

48 heures de 3 lycéens de Béziers et la mise en examen de l’un d’entre eux. Nous dénonçons le déploiement totalement disproportionné de forces de l’ordre tel qu’il a eu lieu mercredi 5 mai aux abords du lycée Henri IV : matraques et policiers casqués, flash-ball, gaz lacrymogène n’ont pas leur place lors d’une mobilisation lycéenne aux abords d’un établissement scolaire. En plus d’être totalement inefficace, un tel déploiement est source de provocation et d’escalade dangereuse. L’usage de la violence est pour nous totalement inacceptable mais semble être le seul message que sache envoyer ce gouvernement à ceux qui manifestent leur opposition à ses décisions.

À Sète aussi un élève et ses parents ont été convoqués par la police suite aux manifestations de mercredi.

L’inquiétude actuelle des élèves de classes de première et de terminale est entièrement légitime. Les propositions d’aménagements des épreuves de français (en 1ère) et de philosophie qu’a présentées le Ministre de l’Education Nationale ne répondent en rien aux inquiétudes des élèves, de leurs enseignants et des parents d’élèves, et son obstination à maintenir le Grand Oral, nouvelle épreuve du Bac Blanquer, est incompréhensible. À juste titre les élèves dénoncent leur manque de préparation aux épreuves et les profondes inégalités de traitement entre établissements scolaires exacerbées par les conditions de l’enseignement à distance et des différents confinements.

Les lycéens ont le droit de manifester pour dénoncer ces situations et l’absence de prise en compte de leurs revendications, sans se retrouver sous la menace d’un usage disproportionné des moyens de police !

Plus les épreuves du baccalauréat vont approcher plus les inquiétudes et les tensions vont s’accroître dans les lycées de l’académie. Il est de la responsabilité du gouvernement et des autorités académiques d’apporter au plus vite les réponses attendues par les élèves, les familles et l’ensemble de la communauté scolaire

La jeunesse, singulièrement délaissée par ce gouvernement, manifeste son mécontentement face à la situation particulièrement difficile qu’elle vit depuis des mois et contre les réformes du baccalauréat et des lycées. Elle mérite de l’écoute et de la considération, pas de coups de bâton !

Montpellier, le 10 mai 2021

Examens de fin d’année : Blanquer à côté de la plaque !

Vous trouverez ci-dessous :

  1. Le communiqué du SNUEP-FSU national suite aux annonces de JM Blanquer à propos des examens de fin d’année.
  2. Une rapide note d’analyse de ce courrier.
  3. Le lien vers l’intervention retranscrite de Sigrid Gerardin (Secrétaire Générale du SNUEP-FSU) ce matin sur France Info : https://www.francetvinfo.fr/bac/bac-professionnel-le-manque-d-amenagement-des-epreuves-est-completement-incomprehensible-denonce-le-syndicat-snuep-fsu_4613251.html


  1. Paris, le 6 mai 2021
    COMMUNIQUÉ

Aménagement des examens 2021 dans la voie professionnelle = suppression pure et simple de disciplines !


Refusant depuis plusieurs mois d’envisager tout scénario sur les examens professionnels 2021 malgré les alertes récurrentes du SNUEP-FSU, le ministre annonce enfin ses arbitrages qui apportent toujours plus de confusions et de problèmes qu’ils n’en règlent ! Est-ce à dire qu’il ne comprend toujours rien à la voie professionnelle ou qu’il continue de bafouer les élèves, les familles et les personnels de la voie professionnelle ?
Le ministre décide de maintenir toutes les épreuves ponctuelles relatives aux enseignements généraux mais seules deux disciplines ayant obtenu les meilleures notes seront retenues. Ce qui signifie qu’en 2021, un·e bachelier professionnel·le peut obtenir son diplôme sans note en français et/ou en histoire géographie – car il est clairement question de neutralisation et non de prise en compte du contrôle continu pour les disciplines rejetées. Alors que des coefficients très différents sont attribués aux disciplines concernées et permettent unéquilibre entre les disciplines professionnelles et générales, quelle valeur le ministre compte-t’il attribuer aux deux notes restantes ? Dans un contexte d’épuisement professionnel et de conditions sanitaires non stabilisées, tou·tes les enseignant·es seront mobilisé·es pour corriger des copies qui, pour la moitié, iront directement à la poubelle !
Le ministre oublie évidemment sciemment de mentionner les épreuves professionnelles écrites des filières tertiaires et de certaines sections de la production par exemple. Ces épreuves, longues, à fort coefficient et certainement les plus appréhendées par les élèves ne bénéficient d’aucun aménagement.

Ces arbitrages sont inacceptables et révélateurs du mépris du ministre pour les élèves et les personnels de
la voie professionnelle.

La diminution du nombre obligatoire de CCF est une demande que le SNUEP-FSU porte depuis plus de trois mois. Si cette décision avait été anticipée, elle aurait apporté un peu de sérénité aux élèves et aux enseignant·es en cette dernière période scolaire anxiogène. Cet aménagement nécessite néanmoins des clarifications rapides : comment seront comptabilisés les CCF manquants ? Prise en compte du contrôle continu ou notes des premiers doublées ?
L’obstination du ministre à maintenir l’oral du chef-d’œuvre en CAP est hors-sol. Les élèves de CAP concentrent de nombreuses difficultés scolaires et nécessitent une attention et un accompagnement quotidiens. Les « balancer » dans cette épreuve orale sans qu’elles et ils aient bénéficié de conditions rigoureuses de préparation est irresponsable.
Le SNUEP-FSU exige des clarifications rapides quant aux modalités d’aménagements des CCF pour éviter de renforcer les inquiétudes déjà prégnantes et massives.


Le SNUEP-FSU dénonce la suppression sèche de disciplines pour certifier les diplômes professionnels. Si le ministre fait le choix de conserver uniquement deux notes, qu’il aille au bout de sa logique et qu’il décide de maintenir seulement 2 épreuves. D’autres modalités certificatives sont envisageables pour les disciplines rejetées. Il est intolérable de les faire disparaître comme annoncé à ce stade.


2. Rapide note d’analyse de ce courrier

Examens pros 2021 – Que comprendre des annonces du ministre le 5 mai ? 

Le sentiment général, à la lecture de la lettre du ministre sur les aménagements d’examens 2021 dans la voie pro, c’est  quand même que ce dernier parle de choses qu’il ne maîtrise pas complètement. Ainsi, sa lettre reste difficilement  compréhensible sur de nombreux points, tant pour les PLP que pour nos élèves… Et, comme toute chose  incompréhensible, elle va être sujette à de multiples interprétations, cette lettre… 

Voici ce que l’on peut en comprendre à ce stade : 

1°) Le ministre range dans les enseignements généraux toutes les épreuves sur table figurant dans son rappel du  calendrier des épreuves ponctuelles du CAP et du bac pro… alors que certaines d’entre-elles ne sont pas comptabilisées  comme épreuves d’enseignement général dans certains règlements d’examens (par exemple, dans le règlement du bac  pro GA, la PSE fait partie des sous-épreuves d’une épreuve professionnelle…). On peut donc être très sceptique sur le  « catalogue » des enseignements généraux établi par le ministre. De plus, celui-ci semble complètement oublier que,  dans bon nombre de diplômes, en fin d’année, il y a des écrits qui sont clairement des épreuves d’enseignement  professionnel : les études de cas par exemple. Ces épreuves-là ne sont même pas mentionnées, et il reste difficile de  savoir si c’est parce qu’elles sont maintenues ou supprimées ! Une chose est certaine néanmoins : elles ne sont pas  aménagées alors qu’elles sont longues, à fort coefficient et font partie des épreuves les plus appréhendées par les  élèves. 

2°) Épreuves que le ministre appelle « d’enseignement général » : 

– CAP (candidat·es libres et établissements non habilités au CCF) : Français, PSE, Maths, Sciences, LV, Arts  appliqués 

– Bac pro : Français, Histoire-Géographie-EMC, PSE, Éco-droit, Éco-gestion, Arts appliqués (qui sont en CCF  « unique » la plupart du temps !?!) 

Seules les deux meilleures notes seront retenues, en CAP comme en bac pro, et les autres seront neutralisées.  Autrement dit, selon les diplômes, trois à cinq disciplines auront été préparées par les élèves pendant trois ans et  passées lors de l’examen… pour rien ! Les collègues auront préparé leurs élèves, puis corrigé leurs copies d’examen…  pour rien ! Trois ans de boulot anéantis et bafoués, ces disciplines se retrouvant, de fait, purement et simplement  supprimées du diplôme ! Certes, ce ne seront pas les mêmes disciplines pour tou·tes les élèves, mais, cette année,  certain·es seront reçu·es au bac pro sans note en Français, et/ou en PSE, et/ou en Éco-droit… 

Par ailleurs, cette disposition pose sérieusement la question des coefficients, pour calculer les moyennes obtenues à  l’examen : un·e candidat·e dont les deux meilleures notes sont dans les deux matières à plus faible coefficient verra les  autres notes neutralisées (même si elles sont supérieures à 10, d’ailleurs !). Cela déséquilibre complètement la part  des enseignements généraux par rapport à celle des enseignements professionnels dans le calcul de la moyenne à  l’examen… Ce qui n’est pas sans conséquence sur l’accès à l’oral de contrôle. Cette décision de ne garder que les deux  meilleures notes risque de mettre quelque peu le bazar dans les jurys ! Et elle ne favorise pas les élèves : c’est deux  fois mieux d’avoir un 12 en coef 4 qu’un 14 en coef 1 ! Sauf qu’avec cette disposition, on garde le 14 en coef 1… 

3°) Pour les CCF, dès lors qu’au moins l’un d’entre eux a pu être organisé, les dernières étapes des CCF de l’année  scolaire sont neutralisées. 

Voilà encore une disposition qui est loin d’être claire : s’agit-il, dans ce décompte, de cumuler les CCF réalisés pour une  même épreuve ? Ou pour une même sous-épreuve ? En enseignement professionnel, on peut avoir fait un CCF d’une  sous épreuve, un autre dans une autre sous-épreuve… et zéro dans la 3e sous-épreuve ! Que se passe-t-il dans ce cas ?  Doit-on neutraliser la 3e sous-épreuve ou non ? 

Enfin, toutes les épreuves (ou sous-épreuves ?) n’ayant qu’une seule échéance (comme les langues vivantes ou les arts  appliqués en bac pro) sont maintenues ! Pas d’alternative ! Que se passera-t-il pour les élèves cas Covid ou cas contact…  et pour les classes qui vont fermer s’il y a un cas Covid : pas de réponse !

Face à tant de problèmes non résolus, une demande d’audience a immédiatement été adressée à la DGESCO afin de porter nos propositions. Il est plus que souhaitable que, dans un délai très court, une note de service vienne apporter toutes les clarifications nécessaires.

Pour une neutralisation de la note de chef-d’œuvre en CAP

15 avril 2021

Malgré la crise sanitaire qui impacte considérablement la formation des élèves, le ministre de l’éducation nationale persiste à vouloir maintenir toutes les mesures de sa « transformation de la voie professionnelle ». Ainsi, un de ses dispositifs emblématiques, le « chef-d’œuvre », pèsera lourdement sur la certification des élèves et des apprentis dès la session 2021, alors que la mise en œuvre de ce dispositif a été très chaotique.

De nombreuses raisons devraient pourtant inciter le ministre à la plus grande prudence. Dans la voie scolaire notamment, la note obtenue au chef-d’œuvre est composée à 50 % de contrôle continu et à 50 % d’un oral devant un jury. Les textes définissant ces modalités d’examen sont parus au BOEN en 2020 alors que la première année de formation était assez largement entamée. Sur cette même première année, le premier confinement est intervenu mi-mars, obérant toute possibilité de poursuivre les « enseignements » autour du chef-d’œuvre. La possibilité de tenir compte du contrôle continu sur cette période paraît donc bien incongrue.

Lors de la seconde année de formation, les candidat∙es et leurs enseignant∙es n’auront guère connu de conditions plus favorables à la réalisation d’un chef-d’œuvre, avec la mise en place d’une demi-jauge dès le début du mois de novembre 2020, puis avec l’actuelle adaptation du calendrier scolaire liée au troisième confinement, il est clair que l’année scolaire ne s’est pas déroulée normalement. Dans ce contexte, prendre en compte des notes de contrôle continu sur ce dispositif générera davantage d’iniquités devant l’examen que de valorisation pour les diplômes concernés.

Dans de telles conditions, la préparation à l’oral n’a tout simplement pas pu se faire dans la grande majorité des établissements. Or les élèves de CAP sont certainement celles et ceux qui ont le plus besoin d’une préparation rigoureuse du fait de leurs difficultés scolaires souvent multiples. Cet oral devant se dérouler à partir du début du mois de mai 2021, des questions liées aux conditions sanitaires viennent, elles aussi, percuter l’idée de maintenir cette épreuve coûte que coûte. En la maintenant, le ministre fait le choix de sa réforme au mépris de la réussite des élèves les plus fragiles.

Pourtant, le temps ainsi dégagé par l’absence d’oral de chef-d’œuvre pourrait être mis à profit pour limiter les effets néfastes de la crise sanitaire sur l’acquisition des connaissances et des compétences nécessaires à l’obtention d’un diplôme synonyme de premier niveau de qualification, et parfois de seule certification professionnelle pour celles et ceux de nos élèves les plus en difficulté.

C’est pourquoi le SNUEP-FSU et le SNPI-FSU en appellent une nouvelle fois au ministre de l’éducation nationale : il est encore temps de renoncer à la prise en compte du « chef-d’œuvre » dans les épreuves de CAP en 2021 !

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