Archives de catégorie : Actualités syndicales

Pétition de soutien aux collègues de Philippe Lamour (Nîmes)

LYCÉE PHILIPPE LAMOUR (NÎMES) : PROCÉDURE DISCIPLINAIRE À L’ENCONTRE DE 4 COLLÈGUES.

POUR DEMANDER L’ABSENCE DE SANCTION, SIGNEZ LA PÉTITION !

Le SNUEP-FSU vous encourage à aider le SNES-FSU qui  a rédigé une pétition de soutien et de demande d’absence de sanction. Cette demande est cosignée par la FERC-CGT, Sud Education, le SNFOLC, le SNCL et le SNALC : signer la pétition

Contre la répression de l’action syndicale et de la contestation sociale, soutenons les 4 de Philippe Lamour ! Signons la pétition et diffusons-la sur tous les réseaux !

IMPORTANT : Enquête intersyndicale sur les conditions de rentrée dans nos LP

La réforme Blanquer de la Voie Professionnelle a des conséquences directes sur nos conditions de travail : des emplois du temps plus compliqués du fait des dispositifs en barrette, moins d’heures disciplinaires pour réaliser les nouveaux programmes et une charge de travail accrue. Cette réforme dégrade aussi, de fait, les formations professionnelles des jeunes.

Ce questionnaire intersyndical a pour objectifs d’analyser, au plus près de vos remarques, les éléments de la réforme les plus dangereux et de construire ensemble des perspectives d’actions. Votre avis est important, prenez quelques minutes pour y répondre !

Répondre au questionnaire

 

Rappel : le 6 septembre dernier, le CHSCT ministériel a confirmé les risques psycho-sociaux induits par la réforme Blanquer de la voie professionnelle

Pour l’environnement, le climat et la justice sociale : mobilisation du 20 au 27 septembre

Les mouvements pour le climat (manifestations, grèves,  désobéissance, etc…) se développent en France et un peu partout dans le monde depuis ces 12 derniers mois. Les vendredi 20 et samedi 21 septembre, dans le cadre de mobilisations internationales pour le climat, des manifestations se dérouleront en France sous le mot d’ordre collectif : « climat, justice sociale : mobilisation générale ». Parce que les inégalités sociales, les discriminations, la précarité s’aggravent sous l’effet de la crise écologique, ces mobilisations doivent constituer un nouvel élan face à la catastrophe climatique.
Ce doit être l’occasion que tous les citoyen-ne-s, les salarié.es, tous les jeunes inquiets pour le présent et l’avenir de la planète de se mobiliser.

Le SNUEP-FSU de Montpellier soutien et s’engage, aux côtés de la FSU, dans cette semaine d’action.

Tract FSU “Climat et justice sociale”

Carte des manifestation du samedi 21 septembre 2019 : https://youthforclimate.fr/

Retraites : toujours plus loin et toujours plus fort… !

le projet de loi sur la retraite ne devrait être présenté qu’après les élections municipales qui auront lieu au mois de mars prochain et la loi votée qu’à l’été 2020 au plus tôt. D’ici là, le gouvernement prendra le temps de « faire de la pédagogie » : c’est à dire nous enfumer pour éviter de reconnaître comment ce nouveau système individuel par points va rendre aléatoire le montant des pensions, surtout que M. Macron ne souhaite pas dépasser la ligne rouge des 62 ans pour éviter le réveil des consciences dans la population !

La revue “POUR” de la FSU spécial retraites (24 pages)

Les outils pour informer (Tracts)

Pour le SNUEP-FSU Montpellier, la journée du 24 septembre est une journée importante, d’alerte et de sensibilisation sur le problème des retraites. Nous appelons le plus grand nombre à se mobiliser (distribution de tracts, heures d’information syndicales dans les lycées, manifestions, grève, etc…). la FSU a déposé un préavis de grève national pour couvrir toutes les formes d’action
envisagées.

Manifestations :

  • Montpellier : 10h30 au Peyrou
  • Nimes : 11h à la CCI

(Autres informations à venir)

Rapport de l’OCDE 2019 sur l’éducation : “Véritable déclassement salarial” pour les enseignants français

En France, les enseignants victimes d’un “véritable déclassement salarial”
Le rapport 2019 de l’OCDE sur l’éducation montre que les enseignants français, et en particulier ceux du primaire, ont des salaires médiocres en comparaison avec leurs homologues des pays développés. Une situation que dénoncent les syndicats. 

Après quinze ans de carrière, un enseignant français en école primaire gagne 37 700 dollars bruts (34 140 euros) par an, quand son homologue allemand gagne, lui, près du double avec un revenu annuel brut de 74 486 dollars (67 450 euros). C’est l’un des enseignements du dernier rapport annuel “Regards sur l’éducation”, publié mardi 10 septembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) : en France, les enseignants sont moins payés que leurs homologues des pays membres de l’OCDE. Selon ce rapport, le salaire des professeurs français est inférieur de 7 % à la moyenne des pays de l’OCDE en début de carrière. Puis, l’écart se creuse considérablement en milieu de carrière avec des enseignants français, tous niveaux confondus, qui gagnent 22 % de moins que la moyenne des pays développés. L’écart se resserre toutefois fortement en fin de carrière, selon l’OCDE, puisque les salaires français sont inférieurs de seulement 2 % à la moyenne.

Les disparités sont encore plus criantes pour les enseignants du primaire qui sont en moyenne plus jeunes, moins souvent agrégés et ont moins l’opportunité de faire des heures supplémentaires ou d’avoir accès à des primes que les professeurs du secondaire. Une situation que dénonce depuis plusieurs années le SNUipp, principal syndicat des enseignants du primaire.

“Le rapport de l’OCDE apporte de l’eau à notre moulin et conforte nos positions, affirme Francette Popineau, du SNUipp, contactée par France 24. Il existe aujourd’hui un gros delta entre ce que nous gagnons et ce que gagnent nos collègues européens.”

De fait, les écarts relevés par le rapport “Regards sur l’éducation” concernant les enseignants du primaire sont considérables, surtout en milieu de carrière :

  • – 4 411 dollars par rapport à la Slovénie,
  • – 9 407 dollars par rapport à l’Espagne,
  • – 19 506 dollars par rapport au Danemark,
  • – 25 713 dollars par rapport aux Pays-Bas,
  • – 36 786 dollars par rapport à l’Allemagne et
  • – 70 924 dollars par rapport au Luxembourg.

Le rapport de l’OCDE montre également que l’évolution du salaire des enseignants qualifiés et ayant quinze ans d’ancienneté entre 2000 et 2018 a augmenté dans la moitié des pays de l’OCDE. Mais en Angleterre, en France et en Grèce, c’est l’inverse : le salaire des enseignants y a diminué respectivement de 3 %, jusqu’à 6 % et de 17 %.

L’école : un investissement ou une simple dépense ?

“Cette situation s’explique chez nous par le gel du point d’indice depuis 2010, explique Francette Popineau. Nous sommes victimes d’un véritable déclassement salarial. Il faut que le ministre de l’Éducation s’empresse d’ouvrir des discussions car il y a urgence à régler cette question.” Le faible niveau des salaires pose notamment la question de l’attractivité de la profession d’enseignant. Le SNUipp reconnaît qu’il est de plus en plus difficile de trouver des candidats et à attirer les meilleurs élèves. Résultat : le niveau des enseignants baisse depuis plusieurs années.

L’étude de l’OCDE a par ailleurs le mérite de tordre le cou à un lieu commun sur le temps de travail des enseignants. Au niveau du primaire, les instituteurs français travaillent 900 heures par an alors que la moyenne de l’OCDE est de 794 heures. “Il y a une tendance en France à penser qu’on est payé moins car on travaille moins, mais les données montrent que c’est faux”, pointe Francette Popineau.

Les enseignants français doivent enfin gérer davantage d’enfants puisqu’ils en ont en moyenne 19,6 par classe, alors que la moyenne de l’OCDE est de 15,1.

“Les pays qui réussissent dans les évaluations internationales ont fait des efforts en jouant sur trois leviers : les effectifs, la formation et les salaires, décrit Francette Popineau. Toute la question est de savoir si on mise sur l’école ou pas. Le gouvernement considère-t-il qu’il s’agit d’un investissement pour l’avenir ou bien seulement des dépenses supplémentaires ?”

Lors de sa campagne présidentielle en 2017, Emmanuel Macron avait affirmé vouloir mettre l’accent sur l’école primaire afin de réduire les inégalités “dès la racine”. Sa promesse phare de diviser par deux les effectifs en CP et CE1 dans les zones REP (Réseau d’éducation prioritaire) et REP+ a été tenue. Mais pour le SNUipp, cela ne suffit pas. “La fameuse priorité au primaire, on attend toujours de la voir en matière salariale. Il va bien falloir donner quelques gages aux enseignants”, prévient Francette Popineau. Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, a annoncé l’ouverture d’un dialogue sur la question