Archives de catégorie : Actualités syndicales

ENCORE UN RAPPORT À CHARGE CONTRE LES PROFESSEUR·ES DE LYCÉE PROFESSIONNEL

La Cour des comptes vient de publier un référé qui émet des préconisations au ministre de l’Éducation nationale sur sa transformation de la voie professionnelle.

Après avoir acté que la réforme de 2009 est un échec avéré sur tous les plans, la Cour des comptes fustige, comme à son habitude, le statut des professeur·es de lycée professionnel (PLP), le prétendant responsable de tous les maux de la voie professionnelle. Elle propose donc d’annualiser le temps de travail des PLP, de faire cours pendant les PFMP des élèves, d’obliger à mixer les publics (apprenti·es avec les scolaires) dans les classes…

La Cour considère aussi les effectifs par classe trop faibles. Elle révèle ainsi sa méconnaissance de la réalité des filières ou peut-être juge-t-elle que les contraintes d’effectifs pour assurer la sécurité des élèves ne devraient pas s’appliquer. Elle préconise donc de fusionner tous les lycées professionnels de moins de 500 élèves. Cela reviendrait à ne garder que 200 établissements soit en moyenne deux par départements.

Les élèves de la voie professionnelle sont aussi pointé·es du doigt dans ce rapport : ils·elles couteraient 15 % plus chers que leurs camarades des autres voies du lycées.
Le SNUEP-FSU dénonce le biais délibéré utilisé par la Cour des comptes. L’écart publié correspond à une année de scolarité. Les élèves de lycée professionnel, le plus souvent de PCS défavorisé·es, ont des parcours scolaires plus courts donc moins « coûteux » que les élèves des lycées généraux et technologiques. Par souci d’honnêteté, en utilisant le même coût annuel, la Cour des comptes aurait pu déclarer que les étudiant·es de classe préparatoire aux grandes écoles coûtent 11 % plus chers que les étudiant·es de BTS et 24 % plus chers que les lycéen·nes professionnels…

Quant aux diplômes, la Cour des comptes les considère trop nombreux et propose d’en réduire le nombre au prétexte d’une adéquation aux besoins des entreprises. Pourtant, les entreprises ne sont pas avares de spécialités de formations au regard des milliers de titres professionnels existants. En fait, dans la lignée des classes de seconde par familles de métiers, la Cour souhaite une déprofessionnalisation de la voie professionnelle, un comble !

Pour le SNUEP-FSU ce référé à charge contre la voie professionnelle, ses personnels et ses élèves est inadmissible et irresponsable. Il participe à la dévalorisation déjà bien engagée avec la réforme en cours puisque que cette dernière réduit les temps d’enseignement, supprime des postes, abroge le diplôme BEP.
Ce référé devrait engendrer de la colère et une réponse argumentée à charge de la part d’un ministre qui prétend avoir de la considération pour l’enseignement professionnel public. Le SNUEP-FSU sera attentif à sa réponse et combattra toute application des éléments de ce référé.

Article du Café Pédagogique

Le 49.3 pour les retraites ? C’est inadmissible !!

Communiqué de la FSU le 1 mars :

La FSU s’indigne de l‘utilisation de l‘article 49.3 de la Constitution pour faire passer sans débats à l‘Assemblée Nationale la loi retraites combattue depuis près de trois mois et rejetée par une majorité de Français-es.
Preuve supplémentaire de l’incapacité du gouvernement à convaincre sur son projet, ce coup de force est aussi un nouveau signe de mépris du gouvernement vis à vis de l’Assemblée, de l’opinion et du mouvement social. Cela ne fait que renforcer la détermination de la FSU à continuer son combat contre cette loi injuste.
La FSU appellera avec ses partenaires très vite, dès la semaine prochaine, à de nouvelles initiatives avant la journée interprofessionnelle du 31 mars qui doit plus que jamais rassembler dans l’unité la plus large.

Communiqué intersyndical national du 2 mars

Le SNUEP-FSU appelle tous les PLP à se mobiliser toute la semaine, à travers des rassemblements, des manifestations, la grève…

Dans l’immédiat, le Snes-FSU, avec les intersyndicales départementales, appelle aux rassemblements décidés le lundi 2 mars à 18h :
Carcassonne  : permanence de la députée Hérin
Narbonne  : sous-préfecture
Nîmes  : préfecture
Alès  : sous-préfecture
Bagnols-sur-Cèze  : mairie
Montpellier  : CPAM (29 cours Gambetta)
Béziers  : sous-préfecture.
Lunel  : place de la République
Mende  : place Urbain V
Perpignan  : préfecture

Compte-rendu du CTA du 4 février 2020

Compte-rendu

La FSU a lu des déclarations liminaires : ici et ici.

1- Evolution de la carte des formations professionnelles à la rentrée 2020

Les capacités d’accueil en CAP et Bac Pro à la rentrée prochaine augmentent de 102 places.

Focus sur la filière « Gestion Administration » 

Pour répondre aux injonctions ministérielles d’une baisse de 50 % de capacité d’accueil en Bac Pro « Gestion Administration » à l’horizon 2022, le rectorat prévoit les modifications suivantes :

  • Louise Michel (Narbonne) : transformation de 18 places de seconde GA en 15 places de MRC.
  • Gaston Darboux (Nîmes) : « Coloration » d’une seconde (30 places) de la famille de métiers « Métiers de la gestion administrative, du transport et de la logistique », bien que cela aille à l’encontre des exigences de la réforme de la Voie Pro et de sa seconde « généraliste ». Son objectif est de proposer à la rentrée 2021 une 1ère « Transport ». C’est finalement un aveu de l’administration des difficultés à pouvoir mettre en place une partie de cette réforme de la voie professionnelle concernant les familles de métiers, en (re)créant finalement un Bac Pro « Transport » en 3 ans. Cette initiative vient indirectement étayer l’opposition de la FSU vis-à-vis de cette réforme de la VP !
  • Jules Guesde (Montpellier) : même transformation (30 places) qu’à Darboux.
  • Jean Lurçat (Perpignan) : transformation de 30 places de seconde GA en 30 places de MRC.
  • Des modifications importantes auront lieu au niveau de Joseph Vallot (Lodève) avec l’ouverture du nouveau lycée polyvalent de Gignac (cf. annexe 1). L’évolution des formations post-bac est également décrite en annexe.

La FSU s’est abstenue lors du vote de cette carte des formations. Elle demande en effet qu’un travail pluriannuel soit réalisé concernant la filière GA, et a demandé à plusieurs reprises, sans obtenir satisfaction, que l’évolution pour la rentrée 2020 soit travaillée dès le mois de septembre afin de permettre aux collègues potentiellement concernés de pouvoir anticiper une évolution professionnelle.

2- Les moyens de rentrée pour les lycées professionnels.

Le ministère a doté l’académie de Montpellier à hauteur de 68 postes en ETP (équivalents temps plein) pour les collèges, lycées et lycées professionnels, avec une augmentation d’effectifs de + 2 341 élèves. La répartition proposée par Mme la Rectrice est la suivante :

  • Collèges : + 100 postes : + 75 ETP en HP (heures postes) et + 25 ETP en HSA.
  • LGT : – 47 postes : – 30 ETP en HP et – 17 ETP en HSA.      2 282 élèves supplémentaires
  • LP : +1 poste : – 3 ETP en HP et + 4 ETP en HSA.              131 élèves supplémentaires
  • ULIS : + 10 postes en HP
  • DDFPT : + 1 poste.

Pour la FSU, ce manque de moyens est inacceptable (voir les déclarations liminaires) qui amplifiera évidemment les difficultés à la fois des élèves et des enseignants dans leurs conditions d’apprentissage et d’enseignement !

L’ensemble des organisations syndicales ont voté CONTRE cette répartition.
Lignes Directrices de Gestion Académiques de la mobilité

Le rectorat à présenté aux organisations syndicales la dernière version des LDG académiques (après des échanges en bilatérale puis en groupe de travail). Elles sont la déclinaison locale des LDG ministérielles, avec lesquelles elles doivent rester conformes. Autrement dit, la marge de manœuvre reste plus que minime. Ces LDG découlent de la loi de « Transformation de la Fonction Publique » du 6 aout 2019 qui vise à renforcer la mainmise de l’employeur sur la carrière des agents et la restriction des contre-pouvoirs des représentants des personnels : disparition des CAP (commission administratives paritaires) concernant les mutations (1er janvier 2020) et les promotions, avancements (1er janvier 2021).

La FSU a été force de proposition d’évolution du texte. Certaines ont été retenues, notamment la suppression de la lettre de motivation pour certains postes spécifiques.

Résultats des mutations intra-académiques : pour le second degré (comme pour le 1er degré), les informations personnelles qui devraient être données aux agents restent floues et de toute façon insuffisantes : « en cas de non obtention du vœu 1, poste non vacant ou barème insuffisant » accompagnées de « données générales ».

La FSU avait demandé que des informations précises sur tous les vœux non obtenus puissent être données à l’agent afin qu’il puisse comprendre le résultat négatif de sa(ses) demande(s) de mutation en toute transparence (poste non vacant sur un vœu précis avec le rang de classement, barème du dernier entrant sur les vœux larges – département, groupement de communes…). Ce manque d’informations rendra ce mouvement opaque pour les collègues, et ne permet pas de restaurer un climat de confiance avec l’administration.

Les agents pourront former un recours administratif contre les décisions individuelles défavorables lorsqu’ils n’obtiennent pas de mutation ou lorsque devant recevoir une affectation (les stagiaires par exemple), ils sont mutés dans un département ou une zone ou sur un poste qu’ils n’avaient pas demandé(e). Dans ce cadre, ils peuvent choisir un représentant désigné par une organisation syndicale représentative de leur choix pour les assister.

L’ensemble des organisations syndicales ont voté CONTRE ce texte.

Le 6 février, tou.te.s dans la rue pour gagner !

Contre le projet de réforme des retraites, toujours mobilisés et déterminés !

La mobilisation contre la réforme des retraites continue. Le soutien de la population au mouvement social s’amplifie, des initiatives unitaires sont prises sur tout le territoire. C’est la preuve d’un rejet massif des propositions portées par le Gouvernement. L’avis du Conseil d’État est un désaveu cinglant à la stratégie gouvernementale. Cette réforme est décidément injuste et dangereuse.

La victoire est à notre portée ! Nous avons toutes les raisons de nous battre : une réforme des retraites injuste et dangereuse, , les dotations horaires des établissements insuffisantes, les postes menacés, le paritarisme balayé, la “revalo-pipeau” !

Lieux et horaires des manifestations le jeudi 6 février

  • Carcassonne  : 13h30 rassemblement devant la dsden avec casseroles et sifflets ; 14h30 manifestation Square Gambetta
  • Narbonne  : 10h30 Manifestation Médiathèque (AG éduc 9h à la Bourse du Travail)
  • Alès  : 10h manifestation à la sous-préfecture
  • Bagnols  : 10h30 manifestation au Monument aux morts
  • Uzès  : 10h rassemblement à l’Esplanade
  • Nîmes  : 14h30 MANIFESTATION DÉPARTEMENTALE Jardins de la Fontaine (haut de l’avenue Jean-Jaurès)
  • Béziers  : 10h30 Bourse du Travail
  • Montpellier : 10h30 manifestation Place Zeus (Antigone)
  • Sète  : 10h Mairie
  • Mende  : 17h manifestation départementale à partir de la place Urbain V, avec animation surprise en début de manifestation ; 18h30 AG départementale salle municipale place du Foirail
  • Perpignan  : 10h30 départ de la manifestation devant la Gare historique SNCF

Communiqués de presse et tracts

Aude : https://fsu11.fsu.fr/reforme-des-retraites-6-fevrier/