Le jeudi 3 juin : nouvelle journée d’action pour la défense des droits des AESH et de leurs missions

Journée nationale de grève le 3 juin 2021 pour obtenir satisfaction aux revendications légitimes des AESH pour l’amélioration des salaires et la création d’un véritable statut, contre les PIAL et la précarité, à l’initiative d’une vaste intersyndicale nationale CGT Educ’action, FNEC-FP-FO, FSU, SNALC, SNCL-FAEN, SUD éducation

Le ministre continue de refuser de voir ce qui a été massivement porté le 8 avril par les AESH, avec les personnels à leurs côtés. Toutes et tous en grève le jeudi 3 juin ! Le mépris a assez duré !

Nous demandons :

  • l’augmentation des salaires et garantir la possibilité de contrats à temps complet pour permettre aux AESH de vivre dignement de leur travail ;
  • l’abandon des PIAL et la politique de mutualisation des moyens ;
  • la création d’un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH ;
  • le recrutement massif d’AESH pour permettre aux élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement à la hauteur des notifications.

Lire l’appel intersyndical national


Lieux de manifestations pour le jeudi 3 juin 2021

Carcassonne : 10h square Gambetta
Narbonne : 10h sous-préfecture
Alès : 10h sous-préfecture
Nîmes : 13h30 préfecture
Montpellier : 12h30 Place Candolle – Audience Rectrice.
Béziers : 12h30 sous-préfecture
Mende : actions de soutien dans les établissements
Perpignan : 10h30 place Catalogne


La FSU dépose une alerte sociale

Retrouvez les courriers envoyés au ministère de l’Éducation nationale et au ministère de l’Agriculture. A lire en ligne sur le site de la FSU

Beziers – le 5 mai 2021 – Non à la criminalisation des mobilisations de lycéens et à l’usage de la violence

Communiqué

Non à la criminalisation des mobilisations de lycéens et à l’usage de la violence.

Le mercredi 5 mai au matin, des lycéens exprimaient leur inquiétude quant aux modalités de passage des épreuves du Bac en juin, en manifestant dans les rues de Béziers. À cette mobilisation pacifique la police a opposé une réponse d’une violence démesurée.

Nous, sections académiques de la FSU et de ses syndicats SNES, SNUEP, SNEP, de la CGT Educ’Action, du SNFOLC-FO, de Sud Education, du SE-Unsa, du Sgen-CFDT, dénonçons la mise en garde à vue pendant

48 heures de 3 lycéens de Béziers et la mise en examen de l’un d’entre eux. Nous dénonçons le déploiement totalement disproportionné de forces de l’ordre tel qu’il a eu lieu mercredi 5 mai aux abords du lycée Henri IV : matraques et policiers casqués, flash-ball, gaz lacrymogène n’ont pas leur place lors d’une mobilisation lycéenne aux abords d’un établissement scolaire. En plus d’être totalement inefficace, un tel déploiement est source de provocation et d’escalade dangereuse. L’usage de la violence est pour nous totalement inacceptable mais semble être le seul message que sache envoyer ce gouvernement à ceux qui manifestent leur opposition à ses décisions.

À Sète aussi un élève et ses parents ont été convoqués par la police suite aux manifestations de mercredi.

L’inquiétude actuelle des élèves de classes de première et de terminale est entièrement légitime. Les propositions d’aménagements des épreuves de français (en 1ère) et de philosophie qu’a présentées le Ministre de l’Education Nationale ne répondent en rien aux inquiétudes des élèves, de leurs enseignants et des parents d’élèves, et son obstination à maintenir le Grand Oral, nouvelle épreuve du Bac Blanquer, est incompréhensible. À juste titre les élèves dénoncent leur manque de préparation aux épreuves et les profondes inégalités de traitement entre établissements scolaires exacerbées par les conditions de l’enseignement à distance et des différents confinements.

Les lycéens ont le droit de manifester pour dénoncer ces situations et l’absence de prise en compte de leurs revendications, sans se retrouver sous la menace d’un usage disproportionné des moyens de police !

Plus les épreuves du baccalauréat vont approcher plus les inquiétudes et les tensions vont s’accroître dans les lycées de l’académie. Il est de la responsabilité du gouvernement et des autorités académiques d’apporter au plus vite les réponses attendues par les élèves, les familles et l’ensemble de la communauté scolaire

La jeunesse, singulièrement délaissée par ce gouvernement, manifeste son mécontentement face à la situation particulièrement difficile qu’elle vit depuis des mois et contre les réformes du baccalauréat et des lycées. Elle mérite de l’écoute et de la considération, pas de coups de bâton !

Montpellier, le 10 mai 2021

Examens de fin d’année : Blanquer à côté de la plaque !

Vous trouverez ci-dessous :

  1. Le communiqué du SNUEP-FSU national suite aux annonces de JM Blanquer à propos des examens de fin d’année.
  2. Une rapide note d’analyse de ce courrier.
  3. Le lien vers l’intervention retranscrite de Sigrid Gerardin (Secrétaire Générale du SNUEP-FSU) ce matin sur France Info : https://www.francetvinfo.fr/bac/bac-professionnel-le-manque-d-amenagement-des-epreuves-est-completement-incomprehensible-denonce-le-syndicat-snuep-fsu_4613251.html


  1. Paris, le 6 mai 2021
    COMMUNIQUÉ

Aménagement des examens 2021 dans la voie professionnelle = suppression pure et simple de disciplines !


Refusant depuis plusieurs mois d’envisager tout scénario sur les examens professionnels 2021 malgré les alertes récurrentes du SNUEP-FSU, le ministre annonce enfin ses arbitrages qui apportent toujours plus de confusions et de problèmes qu’ils n’en règlent ! Est-ce à dire qu’il ne comprend toujours rien à la voie professionnelle ou qu’il continue de bafouer les élèves, les familles et les personnels de la voie professionnelle ?
Le ministre décide de maintenir toutes les épreuves ponctuelles relatives aux enseignements généraux mais seules deux disciplines ayant obtenu les meilleures notes seront retenues. Ce qui signifie qu’en 2021, un·e bachelier professionnel·le peut obtenir son diplôme sans note en français et/ou en histoire géographie – car il est clairement question de neutralisation et non de prise en compte du contrôle continu pour les disciplines rejetées. Alors que des coefficients très différents sont attribués aux disciplines concernées et permettent unéquilibre entre les disciplines professionnelles et générales, quelle valeur le ministre compte-t’il attribuer aux deux notes restantes ? Dans un contexte d’épuisement professionnel et de conditions sanitaires non stabilisées, tou·tes les enseignant·es seront mobilisé·es pour corriger des copies qui, pour la moitié, iront directement à la poubelle !
Le ministre oublie évidemment sciemment de mentionner les épreuves professionnelles écrites des filières tertiaires et de certaines sections de la production par exemple. Ces épreuves, longues, à fort coefficient et certainement les plus appréhendées par les élèves ne bénéficient d’aucun aménagement.

Ces arbitrages sont inacceptables et révélateurs du mépris du ministre pour les élèves et les personnels de
la voie professionnelle.

La diminution du nombre obligatoire de CCF est une demande que le SNUEP-FSU porte depuis plus de trois mois. Si cette décision avait été anticipée, elle aurait apporté un peu de sérénité aux élèves et aux enseignant·es en cette dernière période scolaire anxiogène. Cet aménagement nécessite néanmoins des clarifications rapides : comment seront comptabilisés les CCF manquants ? Prise en compte du contrôle continu ou notes des premiers doublées ?
L’obstination du ministre à maintenir l’oral du chef-d’œuvre en CAP est hors-sol. Les élèves de CAP concentrent de nombreuses difficultés scolaires et nécessitent une attention et un accompagnement quotidiens. Les « balancer » dans cette épreuve orale sans qu’elles et ils aient bénéficié de conditions rigoureuses de préparation est irresponsable.
Le SNUEP-FSU exige des clarifications rapides quant aux modalités d’aménagements des CCF pour éviter de renforcer les inquiétudes déjà prégnantes et massives.


Le SNUEP-FSU dénonce la suppression sèche de disciplines pour certifier les diplômes professionnels. Si le ministre fait le choix de conserver uniquement deux notes, qu’il aille au bout de sa logique et qu’il décide de maintenir seulement 2 épreuves. D’autres modalités certificatives sont envisageables pour les disciplines rejetées. Il est intolérable de les faire disparaître comme annoncé à ce stade.


2. Rapide note d’analyse de ce courrier

Examens pros 2021 – Que comprendre des annonces du ministre le 5 mai ? 

Le sentiment général, à la lecture de la lettre du ministre sur les aménagements d’examens 2021 dans la voie pro, c’est  quand même que ce dernier parle de choses qu’il ne maîtrise pas complètement. Ainsi, sa lettre reste difficilement  compréhensible sur de nombreux points, tant pour les PLP que pour nos élèves… Et, comme toute chose  incompréhensible, elle va être sujette à de multiples interprétations, cette lettre… 

Voici ce que l’on peut en comprendre à ce stade : 

1°) Le ministre range dans les enseignements généraux toutes les épreuves sur table figurant dans son rappel du  calendrier des épreuves ponctuelles du CAP et du bac pro… alors que certaines d’entre-elles ne sont pas comptabilisées  comme épreuves d’enseignement général dans certains règlements d’examens (par exemple, dans le règlement du bac  pro GA, la PSE fait partie des sous-épreuves d’une épreuve professionnelle…). On peut donc être très sceptique sur le  « catalogue » des enseignements généraux établi par le ministre. De plus, celui-ci semble complètement oublier que,  dans bon nombre de diplômes, en fin d’année, il y a des écrits qui sont clairement des épreuves d’enseignement  professionnel : les études de cas par exemple. Ces épreuves-là ne sont même pas mentionnées, et il reste difficile de  savoir si c’est parce qu’elles sont maintenues ou supprimées ! Une chose est certaine néanmoins : elles ne sont pas  aménagées alors qu’elles sont longues, à fort coefficient et font partie des épreuves les plus appréhendées par les  élèves. 

2°) Épreuves que le ministre appelle « d’enseignement général » : 

– CAP (candidat·es libres et établissements non habilités au CCF) : Français, PSE, Maths, Sciences, LV, Arts  appliqués 

– Bac pro : Français, Histoire-Géographie-EMC, PSE, Éco-droit, Éco-gestion, Arts appliqués (qui sont en CCF  « unique » la plupart du temps !?!) 

Seules les deux meilleures notes seront retenues, en CAP comme en bac pro, et les autres seront neutralisées.  Autrement dit, selon les diplômes, trois à cinq disciplines auront été préparées par les élèves pendant trois ans et  passées lors de l’examen… pour rien ! Les collègues auront préparé leurs élèves, puis corrigé leurs copies d’examen…  pour rien ! Trois ans de boulot anéantis et bafoués, ces disciplines se retrouvant, de fait, purement et simplement  supprimées du diplôme ! Certes, ce ne seront pas les mêmes disciplines pour tou·tes les élèves, mais, cette année,  certain·es seront reçu·es au bac pro sans note en Français, et/ou en PSE, et/ou en Éco-droit… 

Par ailleurs, cette disposition pose sérieusement la question des coefficients, pour calculer les moyennes obtenues à  l’examen : un·e candidat·e dont les deux meilleures notes sont dans les deux matières à plus faible coefficient verra les  autres notes neutralisées (même si elles sont supérieures à 10, d’ailleurs !). Cela déséquilibre complètement la part  des enseignements généraux par rapport à celle des enseignements professionnels dans le calcul de la moyenne à  l’examen… Ce qui n’est pas sans conséquence sur l’accès à l’oral de contrôle. Cette décision de ne garder que les deux  meilleures notes risque de mettre quelque peu le bazar dans les jurys ! Et elle ne favorise pas les élèves : c’est deux  fois mieux d’avoir un 12 en coef 4 qu’un 14 en coef 1 ! Sauf qu’avec cette disposition, on garde le 14 en coef 1… 

3°) Pour les CCF, dès lors qu’au moins l’un d’entre eux a pu être organisé, les dernières étapes des CCF de l’année  scolaire sont neutralisées. 

Voilà encore une disposition qui est loin d’être claire : s’agit-il, dans ce décompte, de cumuler les CCF réalisés pour une  même épreuve ? Ou pour une même sous-épreuve ? En enseignement professionnel, on peut avoir fait un CCF d’une  sous épreuve, un autre dans une autre sous-épreuve… et zéro dans la 3e sous-épreuve ! Que se passe-t-il dans ce cas ?  Doit-on neutraliser la 3e sous-épreuve ou non ? 

Enfin, toutes les épreuves (ou sous-épreuves ?) n’ayant qu’une seule échéance (comme les langues vivantes ou les arts  appliqués en bac pro) sont maintenues ! Pas d’alternative ! Que se passera-t-il pour les élèves cas Covid ou cas contact…  et pour les classes qui vont fermer s’il y a un cas Covid : pas de réponse !

Face à tant de problèmes non résolus, une demande d’audience a immédiatement été adressée à la DGESCO afin de porter nos propositions. Il est plus que souhaitable que, dans un délai très court, une note de service vienne apporter toutes les clarifications nécessaires.

CTA de repli du 2 avril 2021 – Déclaration liminaire

Ce CTA de repli (suite au CTA du 23 mars) arrive 2 jours après les annonces du président de la république. La FSU à réagit à son intervention en faisant cette déclaration liminaire lors de cette instance.

Déclaration FSU

Le Président de la République a annoncé le 31 mars une nouvelle étape dans les mesures sanitaires pour freiner l’épidémie avec notamment l’avancée et le dézonage des congés scolaires de printemps associés à un passage en distanciel des enseignements pour deux semaines encadrant cette nouvelle période de vacances.

Le Président de la République y est acculé aujourd’hui parce qu’en dépit de ses satisfecit répétés, il s’est trompé. Au cours des dernières semaines, il a pris seul les décisions, méprisant l’alerte des scientifiques comme le débat démocratique, et s’est enfoncé dans un jusqu’au-boutisme dont toute la population paie maintenant le prix lourd.

La FSU s’inquiète des conséquences dramatiques de cette gestion incohérente et de ce re-confinement qui exposent une partie de la population à une grande précarité et qui vont engendrer leur lot de souffrances sur les plans psychologiques et sociaux. La jeunesse et tous les personnels, si durement impactés depuis plus d’un an dans leurs conditions de vie quotidienne et dans leurs conditions d’apprentissage et de travail, vont être confrontés à de nouvelles difficultés qui sont le résultat des choix incohérents du gouvernement.

L’annonce présidentielle est aussi un cruel constat d’échec de la stratégie de Jean-Michel Blanquer. En effet, pendant des mois, le ministre de l’Éducation nationale a nié la réalité de la circulation du virus en milieu scolaire. Pendant des semaines, il a refusé les propositions de la FSU qui visaient à articuler protection immédiate et prévention afin d’éviter la fermeture des établissements scolaires. Le Ministre a réduit le débat à une question binaire : ouverture ou fermeture des lieux scolaires, tout en refusant de voir les solutions intermédiaires. La semaine dernière encore, Jean-Michel Blanquer balayait d’un revers de la main le sujet vacances scolaires en prétextant que cela relevait de la « pensée magique » car « on se contamine moins à l’école qu’en vacances ». Il y a quelques jours, sur les réseaux sociaux, il vantait, en musique, les mérites de l’enseignement en présentiel sans prendre la mesure de la dégradation rapide de la situation. Le Ministre n’a eu de cesse de mépriser l’engagement des personnels. Il a prétendu que les protocoles étaient suffisants là où tout indique que la politique de tests est défaillante, tant dans le premier que dans le second degré. Rien n’a été fait pour améliorer le bâti et en particulier les possibilités d’aération. Le nombre d’élèves par classe continue à être trop élevé alors qu’on pourrait fonctionner en petits groupes grâce à des recrutements supplémentaires. Et que dire de la défaillance totale du remplacement dans les écoles qui provoque brassage des élèves et enseignement dégradé.  Ainsi, le Ministre n’a pas voulu agir pour répondre aux alertes des personnels de terrain que depuis des mois la FSU fait remonter par tous les échelons (départementaux, académiques et national). Parmi les effets d’annonces et les promesses jamais tenues depuis janvier, celle de la vaccination des personnels au contact des usagers et des élèves est révélatrice puisqu’à ce jour, aucun calendrier n’est établi pour cette vaccination.

Le ministre de l’Education nationale avait affirmé en début d’année que « nous sommes préparés à tout » mettant en avant le plan de continuité pédagogique existant. Mais dans la réalité, bien peu de choses ont été faites pour tirer les leçons du premier épisode d’enseignement à distance : la fracture numérique n’a pas été résorbée, les outils numériques sont toujours aussi faillibles comme le montrent les difficultés des collègues et des élèves dont les classes ont fermé ces derniers jours. Le déni du ministre a ainsi obéré toute possibilité de préparation sérieuse et tous les personnels se retrouvent aujourd’hui, veille de la fermeture des écoles, dans une situation d’impréparation identique à celle de l’an dernier, ce qui est un comble ! La FSU rappelle que tout l’enjeu de l’enseignement à distance est d’abord de garder un lien pédagogique avec les élèves. Pour la FSU, du temps doit être dégagé pour les équipes afin de s’organiser et d’organiser, comme elles le souhaitent le suivi des élèves ; des moyens doivent être donnés aux équipes pluri professionnelles pour assurer un suivi des élèves et la recherche de solutions pour les familles ne disposant ni de matériel informatique ni de la connexion nécessaire.  La FSU demande que les leçons du premier confinement soient enfin tirées pour ne pas faire subir aux collègues et aux élèves une pression aussi intolérable que déstabilisatrice :  les programmes scolaires doivent rapidement être aménagés ; les épreuves prévues en avril- mai doivent être repoussées ; le grand oral du baccalauréat doit être neutralisé et l’épreuve de français du baccalauréat doit être adaptée.

Pour la FSU, ce qui se dessine dès ce mardi 6 avril, ce n’est pas l’école, collectif de travail et d’apprentissage auquel nous sommes attaché-es. C’est autre chose que l’école, et nous savons que les personnels feront tout leur possible pour s’y investir au mieux.

Cependant, dès maintenant, pour compenser les difficultés présentes et celles qui vont être générées par ce nouveau confinement, il y a lieu de concrétiser les engagements de recrutement. Pour la FSU, il faut aussi préparer l’après confinement : le retour dans les établissements, d’un point de vue sanitaire et pédagogique devra s’opérer selon des conditions de reprise très cadrées nationalement : demi-groupes, tests massifs pendant plusieurs semaines pour surveiller la circulation du virus… L’école à distance creuse les inégalités. Pour répondre au creusement des inégalités, pour anticiper une possible poursuite de la crise sanitaire et pour fournir aux équipes les moyens d’accompagner les élèves, pour la FSU il est nécessaire d’immédiatement revenir sur les suppressions de postes programmées pour la rentrée 2021 et il est urgent de décider d’un réel plan d’urgence pour l’école, afin de la doter de moyens exceptionnels dès la rentrée de septembre.

L’Éducation nationale est essentielle à la vie du pays : les personnels tiennent le service public d’Éducation, seuls, depuis des mois. Les grands discours ne suffisent pas : il faut enfin des mesures fortes pour renforcer et protéger le service public d’Éducation et tous ses personnels.

Pour une neutralisation de la note de chef-d’œuvre en CAP

15 avril 2021

Malgré la crise sanitaire qui impacte considérablement la formation des élèves, le ministre de l’éducation nationale persiste à vouloir maintenir toutes les mesures de sa « transformation de la voie professionnelle ». Ainsi, un de ses dispositifs emblématiques, le « chef-d’œuvre », pèsera lourdement sur la certification des élèves et des apprentis dès la session 2021, alors que la mise en œuvre de ce dispositif a été très chaotique.

De nombreuses raisons devraient pourtant inciter le ministre à la plus grande prudence. Dans la voie scolaire notamment, la note obtenue au chef-d’œuvre est composée à 50 % de contrôle continu et à 50 % d’un oral devant un jury. Les textes définissant ces modalités d’examen sont parus au BOEN en 2020 alors que la première année de formation était assez largement entamée. Sur cette même première année, le premier confinement est intervenu mi-mars, obérant toute possibilité de poursuivre les « enseignements » autour du chef-d’œuvre. La possibilité de tenir compte du contrôle continu sur cette période paraît donc bien incongrue.

Lors de la seconde année de formation, les candidat∙es et leurs enseignant∙es n’auront guère connu de conditions plus favorables à la réalisation d’un chef-d’œuvre, avec la mise en place d’une demi-jauge dès le début du mois de novembre 2020, puis avec l’actuelle adaptation du calendrier scolaire liée au troisième confinement, il est clair que l’année scolaire ne s’est pas déroulée normalement. Dans ce contexte, prendre en compte des notes de contrôle continu sur ce dispositif générera davantage d’iniquités devant l’examen que de valorisation pour les diplômes concernés.

Dans de telles conditions, la préparation à l’oral n’a tout simplement pas pu se faire dans la grande majorité des établissements. Or les élèves de CAP sont certainement celles et ceux qui ont le plus besoin d’une préparation rigoureuse du fait de leurs difficultés scolaires souvent multiples. Cet oral devant se dérouler à partir du début du mois de mai 2021, des questions liées aux conditions sanitaires viennent, elles aussi, percuter l’idée de maintenir cette épreuve coûte que coûte. En la maintenant, le ministre fait le choix de sa réforme au mépris de la réussite des élèves les plus fragiles.

Pourtant, le temps ainsi dégagé par l’absence d’oral de chef-d’œuvre pourrait être mis à profit pour limiter les effets néfastes de la crise sanitaire sur l’acquisition des connaissances et des compétences nécessaires à l’obtention d’un diplôme synonyme de premier niveau de qualification, et parfois de seule certification professionnelle pour celles et ceux de nos élèves les plus en difficulté.

C’est pourquoi le SNUEP-FSU et le SNPI-FSU en appellent une nouvelle fois au ministre de l’éducation nationale : il est encore temps de renoncer à la prise en compte du « chef-d’œuvre » dans les épreuves de CAP en 2021 !

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